Le général Philippe Mangou, chef d’Etat-Major de l’armée ivoirienne sous Laurent Gbagbo, a affirmé lundi que les différentes unités avaient été déployées pendant la crise post-électorale de 2010-2011 « sur réquisition » de l’ex-chef de l’Etat, à la barre de la Cour pénale internationale (CPI), où il comparait en tant que témoin du bureau du procureur.

Vêtu d’un costume bleu, lunettes aux yeux, le général Philipe Mangou, dont le témoignage est très attendu dans ce procès du procureur contre Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, est apparu à son aise.

D’entrée, il s’est d’abord à la demande du juge président prêté à la formule sacramentelle de « dire la vérité » et a ensuite décliné son identité.

Interrogé par le substitut du procureur Eric MacDonald, le général Mangou, a tenté de clarifier son rôle, lors des violences post-électorales de 2010-2011 qui ont fait près de 3.000 morts dans le pays et pour lesquelles l’ex-chef de l’Etat et M. Blé Goudé comparaissent.

L’actuel ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, a expliqué que les deux officiers qu’il avait sous sa responsabilité directe » étaient le capitaine de vaisseau Boniface Konan, par ailleurs Commandant sur le théâtre des opérations et le général Firmin Detoh Letoh qui « assurait la gestion des unités à Abidjan ».

« Mon rôle était uniquement d’assurer la coordination des opérations. Ma guerre à moi, je la faisais sur la carte en fonction des informations que me donnaient Boniface Konan et Detoh Letoh », a-t-il soutenu, ajoutant rendre compte « à la fois au président de la République et au ministre de la Défense ».

Selon lui, « c’est sur réquisition du Président de Gbagbo que les unités se sont déployées à Abidjan et à l’intérieur du pays » pendant la crise post-électorale et c’est aussi de l’ex-chef de l’Etat qu’il recevait « (ses) instructions »

Source: connectionivoirienne

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