Lundi, 23 Octobre 2017 08:26
Le gouvernement gabonais vient de décider de la suppression des visas pour les ressortissants des pays de la sous-région.L’arrêté portant autorisation de librecirculation des ressortissants des Etats membres de la CEMAC en République gabonaise date du 6 octobre 2017. Il a été signé par deux membres du gouvernement gabonais. A savoir, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Hygiène publique, chargé de la Décentralisation et du Développement local, Lambert-Noël Matha et son homologue des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, Etienne Massard Kabinda Makaga. En substance, le gouvernement gabonais lève « l’obligation de visas d’entrée ou d’autorisation de sortie » aux ressortissants des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Ceux-ci doivent être détenteurs d’un passeport ordinaire biométrique, d’un passeport diplomatique ou de service, d’une validité d’au moins trois mois à la date d’entrée sur le territoire. Cette mesure concerne les séjours n’excédant pas 90 jours. Selon les termes dudit arrêté, la décision prend effet à compter de sa date de signature. Après cet arrêté, c’est une circulaire relative au même objet co-signé le 19 octobre dernier par les deux membres du gouvernement qui donne d’autres précisions. En effet, on y indique par exemple que la décision du gouvernement gabonais est en application de l’acte additionnel de la CEMAC du 25 juin 2013.

Un document qui réaffirmait la volonté des chefs d’Etat de la sous-région d’ouvrir leurs frontières aux populations et de faciliter la circulation dans l’espace communautaire. De plus, l’Etat du Gabon dit « concilier la nécessité de la libre- circulation et l’exigence sécuritaire », et édicte d’autres mesures. La circulaire indique par exemple que « les autorités compétentes du Gabon se réservent le droit de refuser l’entrée aux personnes n’ayant pas respecté le délai de séjour lors de leurs précédents voyages et aux personnes considérées comme pouvant porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la santé publique ». Le Gabon rejoint ainsi la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, et le Cameroun dans cette dynamique d’intégration sous-régionale

Source: .camnews24

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here