Konna 6 ans après : sur les traces d’une bataille sanglante

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Jeudi 10 janvier 2019, voilà 6 ans que la ville de Konna tombait aux mains des groupes jihadistes. La bataille pour la reconquête de la ville menée par l’opération française Serval et les soldats maliens, a mis un coup d’arrêt à l’expansion des jihadistes. Des sources militaires affirment que la reconquête a coûté la vie à plus d’une soixantaine de soldats maliens. Un bilan humain non exhaustif, selon d’autres sources. 6 ans après la bataille de reconquête, Studio Tamani a rencontré un militaire rescapé des combats.

Les séquelles de la bataille de Konna sont encore visibles dans la ville et sur des soldats maliens. Ce jour-là, un jeudi 10 janvier 2013, des combats intenses ont eu lieu entre des militaires maliens et des combattants des groupes djihadistes du MUJAO, d’Ançardine et Aqmi. Parmi les rescapés militaires figurent Amadou Baye Bolly, un soldat de 2ème classe de la VIe région militaire de Sévaré6 ans après, il se souvient des événements de Konna comme si c’était hier. « A l’époque, nous nous sommes engagés volontairement pour former un groupement appelé les Commandos volontaires. Et cette unité était gérée par le Colonel Abass Dembélé », nous relate le sous officier Boly. Selon ses affirmations, « leur mission était de stopper l’avancée des jihadistes ».

Au cours des combats, le soldat de 2ème classe Amadou Baye Bolly s’est cassé les jambes. Et malgré ses blessures, ses frères d’armes l’ont escortés jusqu’à l’hôpital de Sévaré.

« J’ai été escorté avec mes pieds cassés, par mes frères d’armes pour traverser une embuscade de 2km », se souvient Amadou Baye Bolly. « Ce n’était pas facile de sortir de la ville. Mais nous étions engagés à aller jusqu’au bout malgré les morts », témoigne-t-il.

Touché par ce qu’il a vécu, Amadou Baye Bolly a rendu sa démission de l’armée en 2016. Aujourd’hui, il a ouvert un commerce à Sévaré, sa ville natale. « J’ai ouvert une station d’essence et je mène d’autres activités à coté. Je m’en sors avec ce que je gagne », explique-t-il avec sourire aux lèvres.

Le 11 janvier 2013, la ville de Konna a été sous contrôle des soldats maliens avec l’appui de l’opération française Serval. La ville a érigé un monument en la mémoire de Damien Boiteux, le premier soldat français tué au cours des combats.

Source: studiotamani

Source: bamada.net