En Côte d’Ivoire un petit parti proche de Soro demande l’annulation du mandat d’arrêt lancé contre Lobognon

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Edwige FIENDE

Le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI), un petit parti politique proche du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a demandé samedi l’annulation du mandat d’arrêt lancé contre son premier vice-président et porte-parole, le député Alain Lobognon.

“Le MVCI demande au procureur de la République Richard Adou d’annuler purement et simplement le mandat d’arrêt lancé contre le député Alain Lobognon”, indique une note signée de son président Félicien Sekongo.

Le mouvement a appelé l’Assemblée nationale “à se saisir de cette affaire et user de tous ses pouvoirs pour mettre définitivement fin aux harcèlements devenus trop fréquents contre les députés”.

Vendredi, le procureur a “instruit la gendarmerie à l’effet d’appréhender” M.Lobognon pour “divulgation de fausses nouvelles et incitation à la violence”, dans l’affaire Jacques Ehouo.

Il avait annoncé sur les réseaux sociaux que le procureur avait ordonné l’arrestation de son collègue Jacques Ehouo, poursuivi pour “détournement de deniers publics, faux et usage de faux, blanchiment d’argent” alors que le nouveau maire élu du Plateau n’avait pas encore été inculpé.

Pour Richard Adou, “cette fausse nouvelle abondamment reprise” par des internautes et organes de presse “a créé l’émoi, engendré des manifestations et autres appels à la violence heureusement jugulés par les forces de l’ordre”.

Selon M.Sekongo, “ce spectacle désolant, offert par le procureur, confirme “l’inexistence de l’Etat de droit “, car son argument “n’est pas juridiquement fondé”

Vendredi, le député de Fresco (Sud-ouest ivoirien) Alain Lobognon, a assuré qu’il se présentera devant la brigade de gendarmerie “pour prouver” qu’il n’est “nullement responsable des faits qui lui (sont) reprochés”

EFI

COMMUNIQUE N° 061/GRC/JN-19 DU MVCI

Ce samedi 12 janvier, s’est tenue la première réunion ordinaire de l’exercice 2019 du Grand Conseil du MVCI.
Cette rencontre a entre autres points, permis au parti de plancher sur les questions d’actualité nationale, s’agissant :

1. Du harcèlement politique à l’encontre de membres de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, en violation de la Constitution ivoirienne ;

2. De la nécessité de la réforme de la commission électorale indépendante ;

Sur le premier point, le MVCI a noté que l’actualité du moment frappe de plein fouet notre parti dont le 1er Vice-président et porte-parole, le Député Alain LOBOGNON, est visé par un mandat d’arrêt aux motivations purement politiciennes.

Le vendredi 11 janvier 2019, le procureur de la République M. Adou Richard, a en effet au cours d’une conférence de presse, informé l’opinion de ce qu’il a instruit de ‘’rechercher et d’emmener’’ devant son parquet, le Vice-président du MVCI, au motif qu’il aurait fait un tweet qui aurait entrainé des troubles n’eut été la vigilance des forces de l’ordre. Il va de là, à établir une flagrance de délit.

Le MVCI constate que l’argument donné par le procureur n’est pas juridiquement fondé.
Primo : Au niveau de la qualification des faits. La publication du député Alain LOBOGNON rentre-t-elle dans le cadre d’une flagrance ? Le député Alain LOBOGNON a-t-il été le premier à donner l’information incriminée ? Le mandat d’arrêt annoncé est une énième violation de la Constitution ivoirienne.

Pour le MVCI, ce spectacle désolant offert par le procureur confirme l’inexistence de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire. Le droit a plus que jamais vêtu les habits du politique. Cette situation, il est clair, traduit le retour du parti-État ou de l’État de police.

Nous en venons à conclure que c’est une cabale politicienne destinée à fragiliser un opposant politique qui vient de claquer la porte du RDR pour rejoindre le MVCI. Car si les relations entre l’intéressé et les autorités actuelles avaient depuis un moment pris du plomb dans l’aile, sa démission du RDR pour rejoindre le MVCI a fait de lui un homme de plus à abattre pour décourager tous ceux qui voudraient suivre le chemin du changement. C’est une autre manœuvre dilatoire visant à intimider tous ceux qui oseraient s’engager sur les sentiers du changement.

Face à ce tableau des plus sombres, le Mouvement pour la promotion des Valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire :

• Prend à témoin les Ivoiriens et la communauté internationale, et les invite à ouvrir les yeux sur les dérives dictatoriales en cours en Côte d’Ivoire ;

• Appelle les organisations de défense des droits de l’homme à s’activer contre les violations massives des libertés individuelles et collectives ;

• Appelle les militants du MVCI d’une part, les patriotes épris de paix et de justice d’autre part, à demeurer mobilisés pour faire front contre la dictature en gestation ;

• Demande au procureur M. ADOU Richard d’annuler purement et simplement le mandat d’arrêt lancé contre le député Alain LOBOGNON ;

• Appelle l’Assemblée nationale à se saisir de cette affaire et user de tous ses pouvoirs pour mettre définitivement fin aux harcèlements devenus trop fréquents contre les députés de la Nation.

S’agissant du second point, relatif à la réforme de la Commission électorale indépendante, le Grand Conseil du MVCI relève que l’approche du président de la République sur la réforme de la CEI, lors de son discours à la nation du 31 décembre 2018, puis celle du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres du 9 janvier 2019, est excessivement restrictive et n’est pas de nature à garantir des élections crédibles, justes, démocratiques et transparentes en Côte d’Ivoire en 2020.
Le Mouvement pour la promotion des Valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire transmettra dans les prochaines heures, une panoplie de propositions concrètes portant sur les outils suivants :

• Une loi organique portant nouveau code des élections en Côte d’Ivoire
Etant entendu qu’avec le passage de la 2ème à la 3ème République, 43 articles de la nouvelle constitution sont en déphasage avec l’actuel code électoral.

• Une loi organique relative à une nouvelle Commission Electorale Indépendante
La Côte d’Ivoire a besoin que l’organe en charge de l’organisation des élections soit institutionnalisé, pour garantir sa parfaite indépendance et son efficacité.

• Le renouvèlement des Cartes Nationales d’Identité
Les pièces d’identité des Ivoiriens arrivent à expiration en 2019, sans que des dispositions ne soient prises pour la production de nouvelles CNI. Une situation des plus préoccupantes, à laquelle il urge de répondre en engageant une vaste opération d’identification des Ivoiriens. Les nouvelles CNI devront servir de cartes d’électeurs afin de minimiser les coûts des élections en Côte d’Ivoire.

• L’élaboration d’une nouvelle liste électorale
Depuis 2009, l’actuelle liste électorale stagne autour de 6 000 000 d’électeurs. Un fait qui témoigne de ce qu’une frange importante du peuple demeure exclue du processus électoral. Il faut finir avec ces opérations budgétivores de révisions bâclées par la CEI, pour coupler à l’identification, un recensement électoral d’envergure.

• L’établissement d’un nouveau découpage électoral
Le nouveau découpage électoral doit être issu d’un dialogue inclusif, sincère et franc entre toutes les forces politiques de Côte d’Ivoire.

AGIR POUR LE PEUPLE, NOTRE DEVOIR !

Abidjan, 12 Janvier 2019
Président du Grand Conseil du MVCI
Félicien SEKONGO

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Source: connectionivoirienne