Cameroun : la hausse des prix des produits brassicoles suspendue (ministre)

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APAnews | Le ministre camerounais en charge du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé mercredi la suspension de la hausse des prix des produits brassicoles pratiquée depuis le 1er mars dernier par les industriels du secteur.

Luc Magloire Mbarga Atangana

S’exprimant à Yaoundé, la capitale du pays, au sortir d’une réunion de concertation avec les acteurs de la filière, le membre du gouvernement a déclaré que les prix restent ceux précédemment pratiqués, en attendant que les parties s’accordent sur un barème consensuel.

Selon le Mincommerce en effet, lors la dernière réunion de ce type, les sociétés brassicoles n’avaient pas, contrairement aux usages, déposé leurs propositions de tarifaires pour homologation, et il avait été convenu que les nouveaux prix seraient rendus publics suite aux réunions sectorielles et aux dernières concertations techniques.

Vendredi dernier, les consommateurs camerounais avaient été surpris de constater que leurs produits habituels avaient connu un renchérissement compris entre 25 et 50 FCFA par casier, ce qui, répercuté au détail, revenait à environ 100 FCFA de hausse sur le prix de la bouteille.

A la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC), un communiqué, avec tableau indicatif à l’appui, avait été affiché dans les débits de boissons à l’intention des clients, à qui le «major» du secteur expliquait que la modification tarifaire tenait compte des dispositions de la Loi de finances 2019, qui prévoit ainsi une réduction de 20 à 10% l’abattement du droit d’accise pour les bières titrant un degré d’alcool inférieur ou égal à 5,5%.

«En dépit des contre-propositions formulées dès le mois de décembre 2018 par la CAPA (Cameroon Alcohol Producers Association) afin d’éviter une augmentation des prix dans un contexte de pouvoir d’achat faible, les dispositions de la Loi de finances 2019 sur notre activité nous ont contraints à revoir à la hausse les prix de la majorité des boissons fabriquées et commercialisées au Cameroun», expliquait alors le directeur général de cette entreprise, Emmanuel De Tailly.

Et d’expliquer que les membres de leur association ne sont plus en mesure d’absorber une charge fiscale supplémentaire face aux enjeux sécuritaire, de commerce illicite et face à une pression fiscale jugée, depuis quelque temps «excessive».

Déjà reportée à deux reprises, la répercussion de la hausse subite des prix des produits brassicoles au niveau des consommateurs avait fini par hérisser le poil du Syndicat des exploitants des débits de boisson du Cameroun à l’endroit des pouvoirs publics, estimant que non seulement tous les intervenants de la chaîne n’avaient pas été associés, mais qu’en plus «cette hausse n’a aucune justification».

Source: cameroononline.org