Intégrité, transparence: la culture comme socle !

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La salle de conférence du Gouvernorat de Ségou a abrité, ce jeudi 7 février, la «Journée d’Engagements Publics (JEP) sur la valorisation, la gestion des connaissances et des savoirs», sous la présidence du Gouverneur de Ségou, Biramou SISSOKO.

La présente Journée d’Engagements Publics, s’inscrit dans la dynamique globale de la Rentrée citoyenne 2019 du Cercle de Réflexion et d’Information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI-2002) placée elle-même sous le sceau : ‘’cap sur la culture pour promouvoir la démocratie, la décentralisation, la bonne gouvernance, l’intégrité, la transparence de la vie publique et le développement durable’’

Au cours de cette JEP, qui a regroupé plus d’une soixantaine de participants venus des cercles et communes de la région de Ségou, et du Cercle de Yorosso, ont été présentés et débattus, 2 Panels.

Le Panel 1 portant sur ‘’la désignation des chefs de villages, fractions et quartiers, quels enseignements tirer pour la décentralisation et la bonne gouvernance dans la zone de couverture du Programme MLI/023’’ a été conduit par Abou DAO, Sous-Préfet central de Ségou. Selon l’article 8 de la Loi N° 06-023 du 20 juin 2006 relative à la création et à l’administration des villages fractions et quartiers ‘’la désignation du chef de village, de fraction et de quartier se fait selon les coutumes et traditions reconnues dans chaque localité. Il est nommé par décision du représentant de l’État dans le cercle ou dans le district de Bamako, sur proposition du conseil de village, fraction ou de quartier et après avis consultatif du conseil communal et du représentant de l’État au niveau de la commune’’.

Le Panel 2, portant sur « le Mécanisme africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) : origine, état des lieux, difficultés, attentes, et perspectives pour la consolidation de la décentralisation et de la bonne gouvernance dans la zone de couverture du Programme MLI/023’’ a été conduit par Tahibou SISSOKO, Directeur régional du Plan et de la Statistique. L’objectif fondamental du MAEP est ‘’d’encourager l’adoption de politiques, des normes et des pratiques conduisant à la stabilité politique, à la croissance économique, au développement durable et à l’accélération de l’intégration sous- régionale et continentale grâce au partage des expériences et au renforcement des meilleures pratiques, à l’identification des insuffisances et à l’évaluation des besoins en matière de renforcement des capacités’’.

Pour le Président de CRI-2002, le Dr Abdoulaye SALL, l’État de droit, vers lequel aspire notre pays, n’est ni plus, ni moins, qu’un État dans lequel prévaut la bonne gouvernance qui englobe : les us, coutumes et traditions ; les institutions ; les processus qui définissent comment le pouvoir est exercé, comment on donne la voix aux citoyens, et comment les décisions sont prises ; tous les acteurs y compris l’État lui-même sont soumis à la loi ; une gestion transparente des affaires publiques ; des responsables ayant le devoir de rendre compte de leurs actions ; et la participation des citoyens et d’une société civile bien structurée à la conception et la mise en œuvre des politiques.

Sur la question de la CULTURE, le Dr SALL, en réfère à Léopold Sédar SENGHOR, écrivain, poète émérite, et ancien Président du Sénégal, rappelait fort justement en 1969, dans ses ‘’Réflexions sur le problème de la Culture’’ : ‘’ (…) si le grand problème reste celui du sous-développement, le vrai sous-développement est celui des mentalités, qui ne sont pas encore décolonisées, qui restent aliénées. D’où, vient que le problème majeur, en définitive, est celui de la Culture. De cette culture qui est symbiose : enracinement en soi et ouverture aux autres’’.

Selon le Dr SALL, au regard de notre riche expérience dans le domaine culturel, la création et l’animation des cadres de concertation en lien avec les recherches-actions sur la décentralisation et la bonne gouvernance apparaissent de plus en plus comme un facteur contributif de transformation sociale et de mobilisation des énergies créatrices, dont l’impact sur le développement durable n’a pas été suffisamment perçu et analysé dans notre pays.

Il attend que les résultats, les recommandations, et les propositions d’aide à la décision qui sortiront des travaux à la lumière de notre riche culture devraient contribuer à amener notre pays en général, et la Zone de Couverture du Programme MLI/023 en particulier, sur le chemin de la démocratie, de la décentralisation, de la bonne gouvernance, et de l’État de droit, porté par des Groupes de Recherche et d’Influence comme instrument de consolidation et pérennisation des actions du MLI/023 et par une campagne médiatique robuste, à travers les médias publics et privés, écrits et audio visuels.

PAR BERTIN DAKOUO

Source: info-matin

Source: bamada.net