Didiga Festival de Yacolidabouo en Côte-d’Ivoire: Les Sénoufo à l’honneur, Paco Séri, Yabongo et Magic Diesel en attraction

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Du 28 au 31 mars 2019, Yacolidabouo, le village de l’ancien Pca du groupe CIE/SODECI Marcel Zady Kessy va connaître une effervescence particulière avec la 3e édition du festival du Didiga. Une fête culturelle annuelle qui gagne en notoriété après seulement deux éditions.
Le lancement de l’événement qui a eu lieu mardi au Centre national de recherche sur la tradition orale (Cnrto) d’Abidjan Cocody a dressé les contours de ce que va être l’édition de 2019 dont le commissaire général est Eugène Zadi, cadre de la CIE. Bercée par de douces et langoureuses notes du Tohourou pour donner toute sa place à l’art oratoire, la conférence de presse prononcée par le professeur Paulin Zigui Koléa a situé les enjeux de l’événement après en avoir justifié le contexte.

Cette 3e édition, a dit le conférencier est celle de la consolidation. Aussi sera-t-elle, ajoute-t-il, celle de la célébration de la tradition et des cultures, celle de la valorisation du développement de proximité mais également celle de la célébration de la science. Dans la phase pratique, les festivaliers auront droit à une projection commentée d’une pièce de théâtre inspirée de l’immense œuvre du grand maître Bernard Zadi Zaourou, immortalisé à travers ce festival. Un grand concert dans les standards modernes sera offert à la communauté rurale. C’est ici que s’exprimeront le batteur de renommée internationale Paco Séri, les artistes zouglou Yabongo Lova et Magic Diesel.
Une innovation est introduite cette année, toujours selon le conférencier. Il s’agit de l’ouverture du festival à d’autres cultures, notamment les Sénoufo dont un illustre représentant, Silué Boloba président de l’ONG Wafi qui promeut les alliances interethniques était là. Il a exprimé sa fierté d’être prochainement chez les Bhété, un peuple très éloigné de son aire géographique mais avec lesquels les senoufo partagent des similitudes langagières. Selon M. Boloba, ‘’Mon père est mort’’ ou ‘’ma mère est morte’’ se disent exactement de la même façon chez les deux peuples. Il espère que la partie scientifique du festival donnera des réponses sur ces similitudes. L’atelier sur l’oralité, une autre innovation mettra face à face des chercheurs d’ici et d’ailleurs.

cxConvaincu que le Didiga apportera un plus au savoir local et au monde scientifique, Pr. Zigui a invité les uns et les autres par ‘’allons à Yacolidabouo’’ où 15 mille festivaliers sont attendus. Le ministère de la culture y apporte son soutien institutionnel de même que de nombreux partenaires dont Brassivoire, CIE/SODECI et Côte d’Ivoire Energie.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

Source: connectionivoirienne