CREDD 2019-2023 : Le gouvernement du Mali entend créer les conditions d’une transformation structurelle de l’économie en vue d’une croissance forte et inclusive

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Ce sont les propos du Dr Boubou Cissé , ministre de l’Economie et des Finances qui s’exprimait lundi dernier à Bamako, lors de la consultation nationale de trois jours sur le projet de document du nouveau Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023).

Se fondant ainsi sur les résultats de ce diagnostic stratégique et de ces documents de référence, le CREDD 2019-2023, qui s’inscrit dans une nouvelle vision de développement à long terme, à travers «l’Etude nationale prospective Mali 2040», a privilégié cinq axes majeurs : la gouvernance et les réformes politiques et institutionnelles ; la promotion d’une croissance inclusive ; le développement du capital et l’inclusion sociale ; l’environnement, le changement climatique et le développement durable ; la diplomatie, la coopération internationale et le partenariat.

Le nouveau CREDD se fonde aussi sur le projet de société du président de la République «Notre Grand Mali avance» énoncé dans son programme 2018-2023 et la Lettre de mission assignée au Premier ministre. Aussi, s’inspire-t-elle des orientations et principes de l’Agenda des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 et des engagements contenus dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine auxquels notre pays a pleinement souscrit.

Pour Dr Boubou Cissé,  le CREDD 2019-2023 vise à trouver une réponse pertinente et proactive à ces cinq problématiques majeures de développement identifiées par le diagnostic stratégique. Il s’agit alors de combler d’abord, le déficit de gouvernance apparu comme la problématique centrale de notre architecture institutionnelle, a- t-il ajouté.

Le gouvernement devra ensuite assurer la paix et la sécurité, et restaurer un bon climat du vivre ensemble. Tout cela doit, en principe, reposer sur une économie forte, créatrice d’emplois et de richesses, et une ressource humaine compétente et bien formée.

Pour ce faire, l’exécutif entend «créer les conditions d’une transformation structurelle de l’économie en vue d’une croissance forte et inclusive, permettant de réduire significativement la pauvreté et d’asseoir les bases d’une économie émergente pour notre pays.

Pour y parvenir, le Mali mise sur la promotion du secteur privé et le développement des investissements directs étrangers en lien avec l’amélioration du climat des affaires, le développement du partenariat public-privé ainsi que le développement de nouvelles sources de financement telles que la finance islamique, les marchés internationaux de capitaux. Aussi, s’agit-il de valoriser le capital humain «en mettant en avant l’exigence d’une grande qualité des services sociaux dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’équité genre, de la jeunesse, de la protection sociale.

Mahamane Maïga 

Lejecom

Source: bamada.net