La BAD déplore le «contexte sécuritaire volatile» des pays de l’Afrique centrale

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APAnews | La Banque africaine de développement (BAD) a, lors de la présentation de l’édition 2019 des rapports sur les perspectives économiques en Afrique, déploré vendredi à Yaoundé, la fragilité sociopolitique des pays de l’Afrique centrale qui entrave le développement de la sous-région.

«La fragilité de l’Afrique centrale est caractérisée par un contexte sécuritaire volatile et une instabilité politique, résultant de l’éclatement de plusieurs conflits multiformes, notamment pour le contrôle des richesses naturelles», a déploré la BAD.

Pour cette institution financière continentale, «ces conflits ont été exacerbés par la faible capacité des Etats à faire face aux problèmes d’insécurité et de reconstruction, le niveau élevé de pauvreté des populations et le déficit de gouvernance».

Le rapport sur les perspectives régionales indique, qu’en 2018, la région Afrique centrale a connu une accélération de la croissance comparativement à 2017, avec un taux moyen de 2,2% contre 1,1% en 2017.

Cette croissance a été principalement soutenue par la revalorisation des prix des matières premières, principalement le pétrole.

Dans la perspective souhaitée de transformation structurelle soutenue par l’intégration régionale, la BAD a noté que l’Afrique centrale pourrait s’appuyer sur plusieurs piliers.

Il s’agit notamment de réduire la fragilité et de renforcer la résilience, d’accélérer la diversification économique des États membres pour réduire la fragilité induite par les chocs exogènes et de développer le système financier pour promouvoir la finance inclusive et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Les pays de la CEEAC devraient également renforcer l’état de droit, la connectivité des infrastructures d’énergie, de transport et de TIC pour accélérer leur développement.

De même, la BAD a insisté sur la mutualisation des forces entre États dans la formation du capital humain et la valorisation de leurs avantages comparatifs mais aussi l’accélération des conditions de mise en œuvre de la future zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Source: cameroononline.org