CAMEROUN :: Affaire Cynthia Fiangan : l'image de l'état de délitement des jeunesses du Renouveau :: CAMEROON

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La jeune fille Cynthia Fiangan est écrouée, depuis trois semaines, à la prison centrale de Yaoundé. Résidant au quartier Obobogo dans l’arrondissement de Yaoundé IIIème, cette bachelière, âgée de 18 ans, s’est décidée, ces derniers mois, à publier ses nudes, ses images concupiscentes, ainsi que ses vidéos érotiques et pornographiques sur les réseaux sociaux. Mue par le souci de devenir influenceuse et tik tokeuse, cette dernière a, à travers la monstration de ses scènes obscènes sur la toile, commis trois infractions; “outrage public aux mœurs”; “outrage public à la pudeur” et “publications obscènes”.

A la lumière de ces chefs d’inculpation, cette jeune fille est responsable de ses propres turpitudes. En décidant d’exposer, délibérément, ses nudes sur la toile au mépris du code pénal camerounais en vigueur, Christelle Atangana a commis une faute tant elle a violé une norme sociale, laquelle établit qu’il est interdit à toute personne d’attenter aux bonnes mœurs, de choquer la pudeur et d’être, par corollaire, dans une posture d’anticonformisme avec la morale et l’éthique sociétales et républicaines.

En jetant un regard holistique sur le circuit vital de cette bachelière, il apparaît qu’elle appartient à une famille recomposée. Son géniteur s’étant séparé de son épouse, la mère de Cynthia a été contrainte, à un moment déterminé de l’histoire, à affronter les vicissitudes, péripéties et contingences de la quotidienneté ambiante. Engluée dans une certaine précarité existentielle, à la suite du divorce opéré par son époux, la pratique des activités commerciales n’était que sa seule source de revenus. Entre-temps, sa fille aînée, souffrant d’une absence d’encadrement du pater familia, qui a trouvé refuge ailleurs, s’est lancée dans un libertinage, dont le corollaire est la pratique des déviances sexuelles. En publiant ses nudes, ses images et vidéos érotiques et pornographiques sur les réseaux sociaux, Cynthia a démontré, preuves à l’appui, qu’elle est devenue une prostituée.

Ses messages et témoignages figurant sur sa page Facebook officielle, lesquels laissent transparaître une entorse à la moralité publique, participent à matérialiser, manifestement, qu’elle est passée du stade de jeune élève à celui de jeune prostituée en quête de nouveaux repères sociaux. En effet, à la lumière des messages formulés, quiconque a découvert que Cynthia veut ressembler à de nouveaux modèles féminins visibles dans les techno médias. Elle exprime le désir de se muer en influenceuse et en tik tokeuse. Deux nouveaux métiers fabriqués sur la toile par les férus et mordus du moindre effort, qui sont mus par l’appât du gain facile. En choisissant le pseudonyme “Biscuit de mer”, appellation similaire à “Chocolat de mer” qu’arbore une influenceuse connue du grand public, l’on cerne, sans coup férir et sans conteste, qui sont, à l’heure actuelle, les nouvelles vitrines des cadettes sociales.

Ce sont ces célèbres influenceuses, tik tokeuses qui sont alors les nouveaux modèles des jeunesses du Renouveau. Des cadets sociaux ne veulent plus devenir qui enseignant du primaire, du secondaire ou du supérieur, qui sont, tous les trois, des formateurs de toutes les catégories sociales. Ils ne veulent plus devenir médecins, journalistes, pilotes, ingénieurs agronomes, pâtissiers, avocats, magistrats, huissiers de justice, greffiers, administrateurs civils, douaniers, ingénieurs polytechniciens, etc. Des jeunes filles ne veulent plus, au terme de leur cursus scolaire et académique, avoir pour modèle les femmes instruites, les femmes salariées, les femmes chefs d’entreprise ou encore les femmes cadres des bureaucraties publiques, des entreprises privées et paraétatiques.

Mais la société planétaire globalisante leur a offert des techno médias grâce auxquels elles réussissent à avoir un tremplin pour devenir influenceuses, tik tokeuses, youtubeuses et blogueuses. Voilà alors une brochette de nouveaux métiers contemporains auxquels les jeunesses du pouvoir accordent un culte au point où ils sont portés à s’humilier, à se prostituer et à se chosifier telles les “call girls”. Sextapes, clubs d’échangisme, proxénétisme, homosexualité, lesbianisme, sodomie, pédophilie, alcoolisme, toxicomanie, pédérastie, ondinisme, coprographie, gérontophilie et zoophilie deviennent, pour ainsi dire, des excroissances sexuelles auxquelles les partenaires masculins et féminins se livrent au quotidien dans les appartements meublés, les hôtels, les motels et dans d’autres îlots de plaisir et de loisir.

En cette période vacancière, où des jeunes migrent dans les structures familiales des grandes villes camerounaises, il est urgent et impératif, pour les parents, de leur apprendre l’usage responsable et sain des réseaux sociaux de manière à éviter la fréquentation des piètres et déviants modèles masculins et féminins, qui pullulent sur plusieurs plateformes enclines à la promotion des réalités sexuelles immondes. Evitez à votre progéniture des contre-modèles, des contre-normes et des antivaleurs susceptibles de les désocialiser, de les désorienter, de les désagréger et de les mettre, par conséquent, en péril! Ces cadets sociaux sont, indéniablement, exposés aux charognards et aux “gate keepers” de l’immoralité mondaine. Vigilance, prudence et méfiance chers parents!     

Source: camer.be