VIE CHÈRE : Le piège va-t-il se refermer sur les commerçants ?

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a fin des subventions à l’importation des céréales est proche. C’est le souhait des associations des consommateurs dont le porte-parole est Mariam Koné. Ces associations luttent depuis plus d’un an contre la vie chère. A force d’entretenir la vie chère, les commerçants ont déclenché une réaction vive de ces associations de consommateurs. Ces organisations ont mûrement réfléchi à des alternatives qui sont proposées aux autorités. En attendant le retour des pouvoirs publics, les commerçants peuvent encore renverser la tendance.

 

Mais l’appât du gain facile pourrait aveugler les importateurs qui pourraient être les premières victimes du plan que les consommateurs sont en train de proposer aux autorités. Parmi les recommandations, les consommateurs au nom desquels les subventions sont accordées aux importateurs sont dans la dynamique de fermer ce business. L’interdiction des subventions accordées aux commerçants est demandée par les consommateurs qui ont compris que cette politique est une vache à lait pour quelques privilégiés.

On a compris que la solution qui consiste à dépenser des milliards de l’argent public pour autoriser les commerçants à lutter contre la cherté est utilisée contre les consommateurs. Cette somme sera utilisée, si la proposition passait, pour aménager des espaces de stockage où passeront les produits agricoles de première nécessité. En d’autres termes, c’est l’Etat qui deviendra l’intermédiaire entre les consommateurs et les revendeurs. L’Etat pourra acheter les produits des paysans qui seront stockés puis revendus dans les circuits commerciaux dans les grandes villes.

Les consommateurs qui ont annoncé leur plan aux autorités entendent se battre avec toutes leurs forces pour faire aboutir leurs doléances. Les commerçants sont en train de perdre ainsi un privilège qui a permis d’engraisser quelques fortunés au grand dam du peuple. Les associations de lutte contre la vie chère n’ont pas pensé qu’aux consommateurs seulement. Elles proposent le warrantage dont les paysans pourraient pleinement profiter pour sortir de la pauvreté.

Le crédit warrantage, aussi appelé crédit stockage ou crédit warranté, est un système de crédit rural qui consiste, pour une organisation paysanne (OP) ou ses membres producteurs, à obtenir un prêt en mettant en garantie leur production (de mil, sorgho, riz, maïs, arachide etc.) susceptible d’augmenter de valeur. Selon les experts, les systèmes de warrantage ont deux objectifs principaux : éviter aux petits producteurs de vendre juste après la soudure lorsque les prix sont au plus bas et leur donner la possibilité d’accéder à un crédit.

La période de soudure est le temps qui sépare la fin de la consommation de la récolte de l’année précédente et l’épuisement des réserves des greniers, de la récolte suivante, durant laquelle la population est contrainte de se débrouiller pour trouver des ressources monétaires afin d’acheter des vivres. La balle est dans le camp du gouvernement qui a tenté en vain de lutter contre la vie chère en mobilisant des milliards qui ne servent strictement à rien en la matière.

Source :  La Sirène

Source: mali-web