En Libye, le fils de Mouammar Kadhafi lorgne le fauteuil présidentiel

0
104
Selon les informations du Times, Saïf Al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dictateur libyen, aurait l’intention de se présenter à l’élection présidentielle de décembre. L’homme, qui a été condamné à mort, n’a pas été vu depuis la chute de son père, il y a dix ans.
Après le père, le fils. Avant que Muammar Kadhafi ne soit tué, en 2011, il se murmurait que Saïf Al-Islam Kadhafi allait lui succéder. Cela pourrait-il devenir réalité ? Selon les informations du Times, le fils cadet de l’ancien “Guide” libyen préparerait en ce moment son grand retour à la vie publique et politique. “Il a l’intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle”, prévue le 24 décembre, assure le journal.
“Lors d’un appel avec une équipe de conseillers agissant en son nom, il a confirmé son identité et dit qu’il allait bien”, poursuit le journal anglais. Ses collaborateurs, dont on ignore l’identité, ont annoncé qu’après des années passées à se cacher l’homme ferait une déclaration publique prochainement.
*Condamné à mort
Cela fait dix ans que le plus connu des fils de Muammar Kadhafi n’a pas été vu en public. La dernière fois, c’était lors de son arrestation, à la chute de son père, en 2011. Condamné à mort en 2015, il a été libéré en 2017, mais vit caché.
L’homme reste en effet sous le coup d’un double mandat d’arrêt. L’un, délivré par les autorités libyennes de Tripoli, l’autre par la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuit pour crimes contre l’humanité suite à la répression des manifestations contre le régime de son père, en février 2011, après quarante-deux ans de pouvoir.
*Le soutien russe
S’il arrive à regagner Tripoli, SaÏf Al-Islam Kadhafi “peut compter sur la nostalgie à l’égard de la relative stabilité du règne de son père”, estime le Times. Depuis, le pays a en effet sombré dans la guerre et vit au rythme des combats entre les milices et les troupes du maréchal Haftar, à l’est, et celles du gouvernement d’union nationale, à l’ouest.
Il pourra aussi compter sur l’appui de la Russie, croit savoir le Times, alors que Moscou et les mercenaires russes du groupe Wagner sont désormais très influents dans le pays. En revanche, il devrait faire face à l’opposition des États-Unis.
Saïf Al-Islam a-t-il déjà commencé à placer ses pions ? En février dernier, la nomination du Premier ministre, Abdel Hamid Dbeibah, avait inquiété, car ce dernier est réputé avoir été un proche de feu Muammar Kadhafi. Lui a promis d’œuvrer à la réconciliation nationale, et d’organiser des élections libres et transparentes.
(Le courrier international)

Source: realites